La dépression n’est pas une faiblesse, c’est une maladie qui se soigne. En tant que agent public, vous avez des droits précis pour vous protéger et vous soigner sans culpabilité. Ce guide pratique explique, pas à pas, comment gérer un arrêt maladie fonctionnaire dépression, faire respecter vos droits et préparer un retour au travail dans de bonnes conditions.
💡 À retenir
- Environ 20% des arrêts maladie dans la fonction publique sont dus à des troubles psychiques.
- Le congé de longue maladie peut être accordé si la dépression est reconnue comme maladie grave.
- L’impact d’une dépression non traitée sur la carrière peut être significatif.
Comprendre l’arrêt maladie pour dépression
Un arrêt pour dépression repose sur un diagnostic médical qui confirme une incapacité temporaire à exercer. Il ouvre droit à une protection de votre rémunération, à du temps pour les soins et à un cadre confidentiel. Le secret médical s’applique, votre employeur n’a pas accès au motif exact.
Dans la fonction publique, la dépression peut relever de différents congés selon la durée et la gravité. En cas de troubles sévères, un congé de longue maladie peut être envisagé après avis médical. L’objectif est clair : se soigner sans précipiter le retour.
Définition de l’arrêt maladie
L’arrêt atteste que votre état psychique altère vos capacités de travail. Il peut être initial (quelques jours à plusieurs semaines), prolongé, ou transformé en congé spécifique si l’état persiste. Pour un arrêt maladie fonctionnaire dépression, le médecin traitant ou le psychiatre évalue les symptômes, l’impact au quotidien et la nécessité d’un repos thérapeutique.
Conditions d’obtention
Le médecin apprécie la sévérité des symptômes : tristesse persistante, anxiété, troubles du sommeil, ruminations, risque suicidaire, perte de performance. Un suivi régulier et des soins structurés sont attendus. Si la dépression devient invalidante et durable, une saisine du comité médical peut conduire à un CLM avec maintien partiel de la rémunération et un suivi renforcé.
Droits des fonctionnaires en arrêt maladie
Le socle commun pour un agent titulaire est le congé de maladie ordinaire : jusqu’à 1 an maximum sur une période de 12 mois, avec en principe 3 mois à plein traitement puis 9 mois à demi-traitement, selon votre versant. Les contractuels relèvent d’un régime différent avec indemnités journalières et complément employeur selon les textes applicables.
En cas d’épisode sévère, la dépression peut ouvrir droit à un congé de longue maladie (jusqu’à 3 ans : 1 an à plein traitement, 2 ans à demi-traitement), voire à un congé de longue durée si elle est reconnue comme maladie mentale au sens réglementaire. Vous bénéficiez aussi du secret médical, du droit à des aménagements et du temps partiel thérapeutique pour la reprise.
Le arrêt maladie fonctionnaire dépression protège votre emploi : l’absence est justifiée, la hiérarchie ne peut exiger d’informations médicales. Vous pouvez solliciter le médecin de prévention, demander des aménagements de poste ou une réorganisation temporaire des missions à la reprise.
Conséquences sur la carrière
Les effets varient selon la durée de l’absence. Une dépression non traitée peut entraîner des difficultés de performance, une baisse d’évaluation et des opportunités manquées, avec un impact potentiellement significatif sur la trajectoire. À l’inverse, un arrêt bien conduit et un accompagnement adapté facilitent un retour stable.
Conseils pratiques : informez tôt le service RH des échéances de renouvellement, anticipez la pré-reprise avec le médecin de prévention, gardez une trace de vos formations suivies, négociez une reprise progressive. Un projet de retour formalisé rassure l’agent, l’équipe et la hiérarchie.
Procédure pour obtenir un arrêt maladie

Consultez votre médecin traitant ou un psychiatre. Il émet l’arrêt de travail et précise, si besoin, l’orientation vers un spécialiste. Transmettez l’arrêt dans les 48 heures au service RH conformément aux procédures internes. Les prolongations suivent le même circuit. En cas d’absences longues, un contrôle médical ou un avis du comité médical peut être requis.
Pour un arrêt maladie fonctionnaire dépression de longue durée, la demande de CLM ou de CLD se construit avec votre dossier médical : certificats détaillés, comptes rendus, suivi psychiatrique. Le comité médical statue. Pendant l’instruction, respectez les obligations de présence à domicile en cas de contrôle et tenez vos coordonnées à jour.
Documents nécessaires
- Certificat d’arrêt de travail et ses volets destinés à l’employeur
- Justificatifs médicaux détaillant diagnostic et traitements (du psychiatre ou du médecin traitant)
- Comptes rendus d’hospitalisation ou d’évaluation si applicable
- Demande de CLM/CLD signée, formulaire fourni par votre administration
- Coordonnées du praticien référent pour échanges avec le médecin agréé
Exemple concret : Sophie, greffière, obtient un arrêt initial de 21 jours pour épisode dépressif majeur. À J-2, elle envoie l’arrêt à son service RH. À 6 semaines, son psychiatre prolonge et propose une saisine du comité médical pour CLM, avec dossier clinique à l’appui. La reprise se fera en temps partiel thérapeutique sur 3 mois.
Ressources et soutien psychologique
Le soin est la priorité. Prenez rendez-vous avec un psychiatre ou un psychologue. Beaucoup de mutuelles de la fonction publique remboursent plusieurs séances. Le médecin de prévention est un allié : il conseille sur les aménagements, la pré-reprise et la reprise progressive.
En complément, mobilisez les dispositifs d’écoute interne, les réseaux de pairs et, si besoin, un coach spécialisé en retour au travail après dépression. Planifiez votre semaine autour des soins, du sommeil et d’une activité douce. Un arrêt maladie fonctionnaire dépression gagne en efficacité avec une routine simple et réaliste.
- Prenez un rendez-vous hebdomadaire fixe pour la psychothérapie
- Programmez une visite de pré-reprise dès 3 à 4 semaines avant le retour
- Établissez avec votre N+1 un plan de reprise à charge progressive
- Notez les signes d’alerte et les stratégies qui vous aident (journal de bord)
Si l’épisode est sévère, parlez au médecin des options thérapeutiques : traitements médicamenteux, thérapies validées, groupes de soutien. Le suivi régulier, l’anticipation de la reprise et l’appui de votre entourage limitent le risque de rechute. Pour un arrêt maladie fonctionnaire dépression, ces ressources font la différence à long terme.