Se lever, bouger, retrouver ses repères du quotidien reste possible avec une sonde urinaire. Beaucoup de patients s’interrogent sur la marche, la sécurité et l’hygiène. Bonne nouvelle, avec quelques réglages et l’accord de l’équipe soignante, la mobilité redevient accessible. Voici des repères clairs, des conseils concrets et des astuces éprouvées pour marcher avec une sonde urinaire en confiance.
💡 À retenir
- Oui, on peut marcher avec une sonde urinaire si un soignant l’autorise, en gardant la poche sous le niveau de la vessie et sans traction sur la sonde.
- Environ 10% des patients utilisent une sonde urinaire à long terme.
- Des études montrent que la mobilité peut réduire les risques d’infections.
- Les recommandations des professionnels de santé sur la mobilité.
Peut-on vraiment marcher avec une sonde urinaire ?
Oui, marcher avec une sonde urinaire est non seulement possible, mais souvent encouragé lorsque l’état général le permet. La marche stimule la circulation, limite la stase urinaire et aide le transit. Elle favorise aussi le moral et l’autonomie, deux leviers majeurs pour récupérer plus vite après une chirurgie ou durant un traitement.
Des études mettent en avant le rôle protecteur de la mobilité sur les infections urinaires liées aux sondes. Moins de stagnation d’urines et un meilleur écoulement diminuent le risque de contamination. Les soignants recommandent généralement de se lever tôt après une hospitalisation et d’augmenter progressivement le périmètre de marche, avec une poche de jambe bien fixée et un circuit intact.
Définition de la sonde urinaire
Une sonde urinaire est un petit tube souple qui draine l’urine depuis la vessie vers une poche. On distingue la sonde à demeure (Foley) introduite par l’urètre, la sonde intermittente utilisée ponctuellement, et la sonde sus-pubienne posée par une petite ouverture au bas du ventre. Le principe reste identique : évacuer l’urine en continu ou à intervalles pour protéger la vessie et les reins.
Raisons de l’utilisation
- Rétention urinaire ou obstruction temporaire
- Soins post-opératoires urologiques ou gynécologiques
- Surveillance précise des volumes urinaires
- Immobilisation prolongée ou troubles neurologiques
Beaucoup de personnes vivent avec une sonde sur des périodes variables. Environ 10% des patients sont porteurs à long terme, ce qui montre qu’une adaptation du quotidien, y compris la marche, est réaliste avec de bonnes habitudes.
Précautions à prendre

Avant de marcher avec une sonde urinaire, vérifiez trois points simples : la poche doit rester sous le niveau de la vessie, le tuyau être libre sans coude ni traction, et la fixation à la cuisse bien ajustée. Videz la poche quand elle est à moitié ou aux deux tiers pour ne pas qu’elle pèse et tire sur la sonde.
Marchez d’abord à l’intérieur, sur sol plat, chaussures stables. Préférez des vêtements amples pour que la tubulure suive une ligne naturelle le long de la jambe. Hydratez-vous selon l’avis médical et surveillez la couleur des urines. Si vous sentez une gêne, un tiraillement inhabituel ou voyez du sang, stoppez et demandez conseil à un soignant.
- Gardez un circuit fermé : ne déconnectez pas inutilement la tubulure.
- Fixez la sonde avec un dispositif adhésif pour éviter les mouvements de va-et-vient.
- Positionnez la poche de jambe à mi-mollet pour un bon écoulement.
- Videz la poche aux toilettes avant chaque sortie.
- Préparez des lingettes et un sac discret pour l’hygiène et la vidange si besoin.
Risques associés
Les principaux risques sont l’infection, l’obstruction du tuyau, les fuites et l’irritation de l’urètre ou de la peau. La marche, bien encadrée, a plutôt tendance à réduire les infections en améliorant le drainage. Surveillez ces signes et réagissez vite.
- Fièvre, brûlures, urines très troubles ou malodorantes : consultez rapidement, cela peut évoquer une infection.
- Douleur pelvienne, absence d’urine dans la poche, tuyau coudé : redressez la tubulure et prévenez si ça persiste.
- Traction ou frottement répété : ajustez la fixation et allongez les temps de repos.
Demandez à l’infirmier ou au médecin la conduite à tenir pour votre cas. Certains protocoles conseillent de se lever plusieurs fois par jour et d’augmenter graduellement la distance. Cette approche sécurise le fait de marcher avec une sonde urinaire tout en respectant votre fatigue.
Conseils pour rester actif
Avancez par étapes. Le premier jour, traversez la pièce plusieurs fois, puis le couloir, puis le jardin. Tenez un petit carnet : durée, sensations, couleur des urines, confort de la fixation. Les soignants valident souvent des séquences courtes mais fréquentes, car elles favorisent la récupération sans épuiser.
Organisez votre matériel pour ne pas y penser à chaque pas. Utilisez une poche de jambe le jour et une grande poche de nuit au repos. Routez la tubulure du côté le plus confortable, glissez-la dans la jambe du pantalon, et vérifiez rapidement le système avant chaque sortie. Marcher avec une sonde urinaire devient alors une routine simple.